Le requin, ce mal-aimé

Aux Bahamas il est possible de plonger au milieu de requins nourris par l'Homme. C'est le "shark feeding", une pratique parfois décriée mais qui a un avantage : vous permettre de rencontrer de très près un prédateur à la mauvaise réputation, imméritée.

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal aimé - nourrissage

Le requin, ce mal aimé - nourrissage

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal aimé - nourrissage

Le requin, ce mal aimé - nourrissage

Le requin, ce mal aimé - hypnose

Le requin, ce mal aimé - hypnose

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé - le mérou

Le requin, ce mal-aimé - le mérou

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Le requin, ce mal-aimé

Pour ceux qui préfèrent Les dents de la mer à Flipper le dauphin, il y a le « shark feeding ». Cette activité, largement décriée et interdite dans de nombreux pays, consiste à nourrir des requins au milieu des plongeurs. Aux Bahamas, l'idée est de montrer que les squales ne sont pas des animaux sanguinaires mais de paisibles animaux qui méritent notre respect.

 

Cela fait 20 ans que deux centres de plongée, l'UNEXSO à Grand Bahama et Stuart Cove's à Nassau, nourrissent des requins de récifs chaque jour au même endroit. L'arrivée des plongeurs, en particulier celle de l'homme vêtu de cotte de mailles et équipé d'un tube rempli de poissons, sonne l'heure du casse-croûte pour la vingtaine de requins qui attendent là chaque jour. Ils connaissent par cœur le manège des plongeurs.

 

Ici, le requin est un « puppy dog » - un gentil chiots. L'UNEXSO et Stuart Cove's sont unanimes : le Shark Feeding permet de démystifier les requins, de faire comprendre aux plongeurs que leur réputation est injustifiée. Il faut noter qu'en plus de vingt années de pratique, aucun plongeur n'a été attaqué par des requins aux Bahamas dans le cadre de cette activité.

 

En 2014, 14 attaques mortelles contre l'Homme ont été recensées dans le monde pendant que des milliers de requins étaient massacrés  pour la consommation d'ailerons ou pour le simple plaisir de la pêche. Alors le Shark Feeding est-il une mauvaise chose ? Peut-être, oui et non à la fois. Aucun rapport n'a prouvé le lien entre cette pratique et les attaques contre l'Homme. Aucune aggressivité ou curiosité particulière n'ont été décelés chez la population des requins de récif des Bahamas par les scientifiques. Il faut bien reconnaître qu'une fois le nourrissage terminé, les requins fuient les hommes.

 

Les "anti" considèrent le Shark Feeding comme "dérangeant" pour la nature, mais ils oublient que les animaux sont comme nous, opportunistes. Empêche-t-on les dauphins de venir se nourrir dans les filets de pêche ? Non, car les dauphins font partie des personnages valorisés de notre "bestiaire imaginaire". Dans l'inconscient collectif, les dauphins sont bons envers les Hommes et les Hommes occultent systèmatiquement les cas d'attaques de dauphins contre eux. Et pourtant cela arrive. C'est le principe du monde sauvage. Il ne peut pas y avoir de risque zéro et au final, la question reste toujours la même : quel contrôle l'homme souhaite-il exercer sur la nature ?

© Florian Launette - 2020 - Tous droits réservés.